
Avec la mise en place du Versement Transport dans les années 70 puis des Plan de Déplacement Urbains dans les années 90, les villes françaises ont eu les moyens de développer considérablement leur offre de transports publics. Cet essor s’est accompagné d’un développement des différents matériels et systèmes de transport collectifs afin de satisfaire une demande toujours plus exigeante en matière d’efficacité énergétique et de pollution, d’accessibilité et de confort, de sécurité, de fiabilité et de coûts d’exploitation.
En matière de transports guidés, les métros se sont automatisés (VAL, ligne D de Lyon, Météor) alors que le tramway reprenait du service dans de nombreuses grandes villes. Plus récemment des systèmes de transports guidés sur pneus, à priori plus économiques, ont fait leur apparition (TVR, CIVIS, Translhor...).
Les bus ne sont pas en reste. Si l’attention des constructeurs s’est portée jusqu’à présent sur leur accessibilité (plancher plat) et leur motorisation (Filtre à particules, GNV, biocarburants, hybrides ou électrique) le futur nous réserve probablement des bus de grande capacité, circulant sur des voies réservées, bénéficiant finalement de pratiquement tous les avantages du tramway (priorité aux feux, guidage aux arrêts, information voyageurs...) : c’est le concept du BHNS (bus à haut niveau de service).
Il faut enfin noter l’émergence de systèmes alternatifs souples qui viennent progressivement combler le vide entre la voiture particulière à usage privé et le transport collectif sur lignes régulières. Ces systèmes qui vont du transport à la demande au covoiturage, en passant par l’autopartage et les flottes de petits véhicules urbains automatisés font souvent appel à des technologies de pointe (NTIC, calcul d’itinéraires en temps réel, robotique).