Certu

Club Innovations Transports des Collectivités

Accueil > Circulation et voirie > Stationnement

> Recherche détaillée

Arbitrage entre stationnement et marche à pied : quelle distance les visiteurs des parkings sont-ils prêts

ETUDE

La décision de stationner en parking implique l’acceptation a priori d’un certain temps de marche entre le parking qui a une localisation bien définie, et le point de destination qui n’est pas forcément situé immédiatement à côté.

La connaissance des réactions des usagers à la marche pour leur trajet terminal apparaît donc essentielle dans le cadre de politiques qui visent de plus en plus à redonner aux piétons la première place dans les centres villes.

Année d'élaboration :

2000

Méthodologie

La présente étude s'est fixée pour objectif de préciser ce phénomène. Pour mener à bien une telle analyse, des questions ont été posées aux usagers horaires de huit parkings à Aix-en-Provence, Grenoble et Toulouse

Résultats

Quelques idées fortes en ressortent. Le modèle classique montre ses limites : les prévisions de fréquentation des parkings prennent classiquement pour hypothèse une distance maximale acceptable par les usagers de 300 m. Elles partent du postulat que l'automobiliste se gare dans le parking le plus proche de sa destination. Les enquêtes effectuées par SARECO ont révélé que ce modèle avait ses limites. Si les usagers des parkings de cœur de centre-ville respectent assez bien ces règles, elles sont grossièrement violées lorsqu'on étudie des parkings en bordure d'hypercentre : - Leur zone d'influence est plus large et déborde largement sur celle des parkings centraux. - Les usagers ne vont pas systématiquement au parking le plus proche de leur destination. - Les automobilistes ayant un motif professionnel sont plus réticents à augmenter leur distance de marche que les autres catégories d'usagers. D'autres critères que la distance de marche interviennent donc dans le choix d'un parking. Le facteur essentiel mis à jour est la présence d'un grand axe de circulation à proximité du parking. Les allongements de distance de marche acceptables peuvent atteindre 20 ou 30 % dans le cas de très bonne desserte automobile. Les mauvaises conditions de circulation en centre-ville jouent alors un rôle amplificateur en faveur des parkings périphériques. Autre critère mis à jour : la largeur des places. Elle peut justifier des allongements de distance de l'ordre de 10 % dans le cas de places très luxueuses. Il semble également que la nature du trajet piéton pour se rendre à destination joue un rôle important sans qu'il soit pour l'instant possible de quantifier ces phénomènes : la distance ressentie par les piétons est moins grande dans le cas de cheminements directs et rectilignes. Par ailleurs les modèles utilisés jusqu'à maintenant étaient isotropes, or la présence de pôles générateurs importants induit des distorsions spatiales. Le résultat ultime de l'étude est une grille d'analyse ayant pour ambition d'essayer d'évaluer les allongements de distances de marche envisageables pour un parking donné. L'étude menée était exhaustive, c'est-à-dire qu'il s'agissait d'étudier l'ensemble des motifs de choix d'un lieu de stationnement. Elle ne pouvait donc pas, de par son exhaustivité, aboutir à des conclusions définitives. De nombreux points peuvent donner lieu à de nouvelles investigations.

Contacts

  • Nom/Titre : Jean DELCROIX - P. CARLES
  • Organisme : SARECO
  • Adresse : 9 rue d'Enghien 75010 Paris
  • Email : j.delcroix@sareco.fr