Avertissement : l’article ci-dessous décrit l’état d’avancement du programme de développement du standard Calypso à ses débuts, en 2001. Aujourd’hui, les cartes Calypso sont présentes à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde, et sont de plus en plus diffusées. Si vous souhaitez disposer d’informations actualisées sur ce standard de billettique électronique pour les cartes à puce sans-contact, veuillez vous reporter au site www.calypsonet-asso.org
Calypso est une solution multi-services, développée sur l’ensemble des services de la ville et valable pour accéder a chacun d’entre eux, un passe urbain en somme. Il présente un volet « ticketing » pour le consommateur et, pour l’entreprise, une palette de facilités de gestion, telles que le calcul de statistiques de fréquentation et/ou d’utilisation, le développement de programmes de fidélisation de la clientèle, des intégrations tarifaires... le porte-monnaie électronique frappe a la porte. Et d’autres services pourraient aussi être insérés au passe urbain : service d’urgences, informations diverses et variées, réservations... Le passe CALYPSO se présente sous trois formes : le « minipass », pour un usage unique, proposé aux clients occasionnels , le « pass », incluant des services de transport et d’autres services publics urbains , le « maxipass », combinant aux fonctions déjà citées, celles d’émission-réception de données, d’affichage d’informations...
2001
Paris, FRANCE CALYPSO est née de l’expérimentation faite du projet européen Icare, entre 1996 et 1998, et de l’intégration de la nouvelle technologie expérimentée dans un environnement multi-services (1998-2000). Le projet a été validé dans des contextes urbains différents : Constance, Paris, Lisbonne, Venise et Bruxelles ont, à ce jour, « participé » à la mise en oeuvre du projet. 26 partenaires (en France, Italie, Allemagne, Portugal et Belgique) issus du transport public, de la banque, du secteur des services et de laboratoires de recherche ont partagé leurs connaissances pour développer le projet CALYPSO.
Rencontrer les besoins des citadins en leur proposant une carte multi-services, née dans le secteur transports, nécessitant ou non le « contact », pour le paiement d’une gamme de produits et l’accès à une palette de services offerts par la ville, dont ceux de transport.
Objectifs spécifiques à la base du projet :
Impacts attendus:
Les ressources financières à mettre en oeuvre dépendent fortement de l'existant (billetterie papier, magnétique ou autres) et de la complexité de la réalisation attendue ( statistique, compensation, gestion du relationnel clients, services offerts), il n'existe pas de réponse universelle a priori. Les coûts… - Investissements - Personnalisation - Vente - Validation, Contrôle - Formation - Coût d’ingénierie - Exploitation - Maintenance - Système d ’Information - Supports (cartes ou billets). … et les bénéfices attendus - Impacts sur la fraude : - Contrefaçons - Validation systématique en entrée - Possibilités d’évolutions tarifaires - Statistiques d’usage / règles de partage de recettes.
A Paris
Les expérimentations billettiques réalisées entre 97-99 sur l'ensemble des réseaux de transport d'Ile-de-France (un quart du réseau équipé et 45 000 utilisateurs dont 3000 expérimentateurs clients dans le cadre du programme Francile) ont permis de préparer la généralisation de la télébillettique en Ile-de-France dès 2001 avec comme première étape la diffusion de la carte sans contact aux abonnés annuels et l'équipement en télé billettique du métro, du RER et du réseau banlieue de la SNCF.
Les expérimentations monétiques ont permis de valider le concept de débit en sans contact du porte-monnaie électronique Modeus, conçu par la Société Générale, les Caisses Epargne, La Poste, la RATP, la SNCF et France Telecom. Le porte-monnaie Modeus, testé sur les sites de Montparnasse et de Noisy-Le-Grand, a été très bien accueilli par les 2000 clients expérimentateurs puisqu'ils l'ont utilisé en moyenne de 4 fois par jour alors que la plupart des porte-monnaie électroniques en service n'excèdent pas une transaction par mois
A Lisbonne
OTLIS, qui regroupe les principaux opérateurs de transport de Lisbonne, s'est associé à la SIBS, organisme bancaire émetteur du porte-monnaie national portugais PMB, pour concevoir et expérimenter la carte Billettique-Monétique, URBI. L'expérimentation, qui a eu lieu au cours de l'EXPO Mondiale 98 avec 2000 clients, sur l'ensemble des modes de transports (bus, métro, ferry, et trains) et chez les commerçants affiliés PMB, représentait une première mondiale puisque la carte associait un porte-monnaie de dimension nationale à une application transport sans contact. Les résultats concluants ont permis de décider la généralisation du concept URBI à Lisbonne à partir de 2001.
A Constance
Le Landkreis Konstanz s'est associé à l'organisme bancaire DSGV, émetteur de la carte bancaire et porte-monnaie électronique allemande Geldkarte, pour mettre au point et expérimenter en laboratoire une solution associant cette carte bancaire à un portable appelé Flexpass assurant la communication sans contact. Ces tests ont permis de valider le concept d'association de la billettique à la monétique et de faire émerger un projet de spécifications d'une nouvelle carte bancaire intégrant dans un même composant le porte-monnaie et une application transport.
A Venise
Les opérateurs de Venise (Transport et autres services) se sont associés à TSP, émetteur du porte-monnaie national Minipay, pour mettre au point et pour expérimenter le concept de passe urbain, la Carta Venezia, avec 20 000 clients locaux et 200 touristes, sur une large gamme de services tels que le transport (ligne Canale Grande), le parking, les musées, les églises et les universités. La particularité de cette expérimentation est la mise en place d'un système central, appelé 'Centre de Services', pour gérer la carte et ses services.
Cette expérimentation a permis de lancer le programme de généralisation de la Carta Venezia aux 300 000 citadins de Venise pour l'ensemble des services de la ville (transport, parking, musées, université, églises, services municipaux et bancaires).
Parallèlement à ce programme d'expérimentation Billettique-Monétique, chacun des sites de CALYPSO a approfondi l'une des potentialités du système :
Le projet CALYPSO a affronté avec succès diverses difficultés telles que :
Aujourd'hui, la solution CALYPSO est une solution riche qui a démontré son adaptation aux besoins des opérateurs et qui a débouché sur la disponibilité d'une offre industrielle en cours de généralisation sur plusieurs sites (Nice, Amiens, Rennes, Paris, Venise, Lisbonne...) Toutefois, si elle permet la compatibilité entre sites, elle n'a pas encore donné lieu à une mise en oeuvre d'une véritable interopérabilité entre opérateurs.
C'est pourquoi, le groupement CALYPSO a décidé de poursuivre sa démarche à travers deux approches :
Autres :
Participation aux congrès et conférences de l'IUTP, UTI, ITS. Participation à des clubs de réflexions VDV, Kontiki, BVG. Participation dans les grandes instances de normalisation IOPTA, e-Europe , ISO. Participation aux différents salons liés à la technologie et aux transports : Bologne, Smartcard Paris, Omnicard Berlin, etc.