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Construire des réseaux cyclables : méthode pour le milieu urbain

ETUDE

Aide à la conception de réseaux cyclables en milieu urbain qui soit simple dans son principe et sa mise en oeuvre.

Année d'élaboration :

2008

Origine (géographique, historique, économique, sociale…) :

PREDIT III GO2 modes doux

Méthodologie

 

 Les déplacements en milieu urbain dense étant assimilables à un véritable « tourbillon » tant ils sont nombreux et complexes, l’idée, pour identifier les tronçons les plus stratégiques à intégrer au réseau cyclable, a consisté à reconstituer ce tourbillon en effectuant une simulation correspondant à une utilisation théorique maximale du réseau et à en observer les effets en termes de spatialisation des flux.

La simulation consiste à répartir sur le réseau un semis dense de n points. A partir de ce semis, le plus court chemin en distance kilométrique est ensuite identifié entre tous les couples de points possibles (soit n2-n couples). Lorsque tous les plus courts chemins sont connus, on somme, pour chaque tronçon de voirie, le nombre de fois N où il a été intégré à l’un d’entre eux. Enfin, les tronçons sont représentés proportionnellement à la valeur N, qui traduit leur importance stratégique en termes circulatoire au sein du réseau, qui est donc fonction du nombre de fois que l’arc se situe sur un des plus courts chemins reliant les couples de points de la matrice origine - destination. Le résultat donne ce que nous nommerons par la suite la « carte des charges ».

Cette méthode générale a été testée en faisant varier la disposition du semis de points servant à la simulation, la longueur maximale des trajets pris en compte dans l’élaboration de la carte des charges (2, 3 ou 5 kilomètres) et en testant l’influence de l’introduction de générateurs de trafic dans la matrice origine – destination.

Objectifs (Impacts attendus sur le système de déplacement)

 Cette recherche se fixe comme objectif de fournir une méthodologie d’aide à la conception de réseaux cyclables en milieu urbain qui soit simple dans son principe et sa mise en oeuvre. Plus précisément, il s’agit d’être capable d’identifier et de hiérarchiser au sein d’un réseau de voirie les tronçons destinés à constituer l’ossature du réseau cyclable, non seulement du point de vue de leurs caractéristiques intrinsèques mais aussi, et surtout, du point de vue de leur position topologique qui leur confère une plus ou moins grande importance quant au fonctionnement circulatoire du réseau pour les trajets vélos. Un des fils rouges de notre travail, qui a présidé à la mise au point de la méthode, a consisté à chercher à mobiliser le moins de données possible, afin d’assurer la diffusion et la reproductibilité de la méthode sur des terrains variés ou la donnée est souvent absente.

Il s’agit par ailleurs de voir si il existe un optimum par rapport au ratio [pourcentage de voies intégrées au réseau cyclable identifié en phase 1 / efficacité de ce réseau en termes d’accessibilité vélo]. La recherche de cet optimum est particulièrement importante. En effet, il illusoire d’identifier un réseau cyclable optimal du point de vue de l’accessibilité, mais qui serait tellement étendu qu’il en deviendrait non finançable.

Financement - Ressources

DGITM

Résultats

 

 Cette méthode s’avère donc être un outil d’aide à la décision pour parvenir aisément à faire ressortir les tronçons et axes de circulation à enjeux devant être intégrés au réseau cyclable, sans connaissance a priori du réseau qu’il est souvent difficile et coûteux d’obtenir. L’identification du réseau cyclable naturel fournit donc un remarquable filtre permettant aux aménageurs de pointer rapidement les tronçons importants à aménager de part leur vocation naturelle (dépendant de la topologie du réseau viaire) à supporter des flux vélos.

Le réseau cyclable naturel permet en outre de phaser les investissements sachant que l’optimum quant au ratio [longueur du réseau cyclable / qualité de l’accessibilité produite] est atteint lorsque 60% du réseau naturel est aménagé. A partir de cette base qu’est le réseau cyclable naturel, des modifications marginales (au risque de perturber les accessibilités produites) peuvent être apportées, afin de prendre en compte les caractéristiques propres des tronçons les rendant plus ou moins cyclables (en particulier leur profil en travers) ou des choix plus politiques de faire passer le réseau par tel ou tel secteur.

Cette méthode opérationnelle présente enfin l’avantage d’être peu gourmande en données, d’être aisément transférable sur n’importe quelle plateforme Système d’Information Géographique, ce qui constitue deux arguments clés pour en assurer la diffusion.

Contacts

  • Nom/Titre : Cyrille GENRE-GRANPIERRE
  • Organisme : ESPACE (Université d'Avignon) THEMA (Université de Franche-Comté) CA Avignon, Mairie de Besançon

Informations complémentaires

Articles présentant le projet (ou des projets similaires) :

Rapport également disponible sur le site internet :

ww.predit.prd.fr