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La nouvelle gouvernance de la mobilité dans les Bouches du Rhône, nécesssaire réponse à la fragmentation institutionnelle métropolitaine

ETUDE

Le département des Bouches du Rhône est constitué d’un ensemble de territoires fortement connectés en termes de flux. Cette interdépendance fut soutenue jusqu’à maintenant par la voiture particulière (V.P.). En conséquence, les déplacements au fil des années ont fortement augmenté, en termes de distance, de coût et de temps.

  • Deux raisons essentielles l’expliquent : le modèle d’aménagement ’’californien" renforce le rôle majeur donné à la V.P. depuis les années 60 sur le territoire : développement de routes majeures et de parkings, mitage urbain et étalement des villes ;
  • les solutions accordées par les pouvoirs locaux envers les transports en commun sont minimisées, et laissées à une clientèle de captifs périurbains et d’habitants en hypercentre.
  • Aujourd’hui, les élus et techniciens constatent que le quasi monopole de la VP entraine : l’augmentation du coût social de la mobilité : bruit, qualité de l’air, coût individuel du déplacement ;
  • une saturation programmée d’un réseau routier déjà fortement développé.

Dans le même temps, le territoire est confronté à une fragmentation institutionnelle importante : 8 Autorités Organisatrices de Transports Urbains (A.O.T.U.), deux Autorités Organisatrices de Transport (A.O.T.), un syndicat mixte de transport SRU (héritage d’un Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (S.I.V.U.) et une association d’information multimodale se répartissent les compétences de transports de voyageurs. Cet ensemble de cadres juridiques détourne d’ailleurs la bonne application de la Loi d’Orientation sur les Transports Intérieurs (L.O.T.I.) de 1982. En conséquence, les nombreux doublons d’actions, de moyens et d’idées participent à la dilution de la "pensée métropolitaine".

Pourtant, un nouvel essor de la gouvernance de la mobilité serait une opportunité de rationalisation des transports métropolitains, et permettrait d’en dégager un positionnement de territoire profitable à l’ensemble des entités.

 

Année d'élaboration :

2008

Origine (géographique, historique, économique, sociale…) :

Mémoire d'étude soutenu par Ludovic Martin dns le cadre d'un MASTER II (octobre 2008) à l'Institut d'Urbanisme et d'Aménagement Régional (IUAR) de l'Université Paul Cézanne.

Méthodologie

Sommaire :

  • Une métropolisation sans métropole : un territoire polycentrique soudé essentiellement par des interconnections routières importantes.
  • Les transports urbains en France : une diversité de réponses et d’outils aux besoins croissants en matière de politiques stratégiques.
  • Entre création de la ville fragmentée et recherche d’un cadre juridique portant le projet : la nécessité d’une pensée des transports dans les Bouches du Rhône.
  • Conclusion : entre paradoxes, et transitions institutionnelles : une nouvelle gouvernance à inventer.

Objectifs (Impacts attendus sur le système de déplacement)

En partant d’un diagnostic technique et juridique du territoire, ce travail soumet une proposition d’instauration d’un partenariat juridique porteur de projet et de cohérence territoriale.

Contacts

  • Nom/Titre : Ludovic MARTIN
  • Email : http://www.ludovicmartin.eu/

Informations complémentaires

Articles présentant le projet (ou des projets similaires) :

Ce méloire est disponible

* sur le site de l'observatoire des territoires et de la métroppolisation : http://www.metropolisation-mediterranee.equipement.gouv.fr

* sur le site de Ludovic Martin :  http://www.ludovicmartin.eu/

Document(s) disponible(s)

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