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Monétarisation des effets externes des transports,

ETUDE

La faible valeur accordée au bruit dans les calculs coûts-avantages de projet d’infrastructures contraste avec la demande de protection des riverains.

Ceci justifie de poursuivre l’approche ébauchée par le groupe Boiteux en 1994 et, plus particulièrement, de comparer les valeurs du décibel, ramenés à la personne gênée, auxquelles conduisent les différentes approches : méthode hédoniste, méthode contingente, indemnisations prononcées par les domaines ou les tribunaux, comptabilisation des coûts de mesures telles que pose d’écrans antibruit, couverture de voie...,afin d’apprécier leur degré de convergence et les différentes causes.

Année d'élaboration :

1999

Méthodologie

L'objet de cette recherche a été d'évaluer le coût du décibel évité par personne gênée à partir de mesures prises effectivement sur le terrain pour protéger les riverains soumis au bruit des transports terrestres. La méthodologie employée s'articule autour de trois axes : - faire un inventaire des différents moyens de protections acoustiques existant et une synthèse des coûts pouvant être associés à chacun de ces moyens de protection afin de définir les différentes manières d'aborder le calcul du coût efficacité. Ce point a pour but, d'une part, de disposer les bases d'une méthode d'évaluation du coût du décibel évité par personne gênée en distinguant le coût-efficacité d'une mesure de réduction (politique de lutte antibruit), et d'autre part, de contribuer à l'évaluation des mesures environnementales à l'occasion de l'expertise des bilans LOTI , - de proposer des valeurs du bruit (par personne gênée) révisées plus conformes à la demande sociale , - et enfin d'approfondir la rationalité des mesures antibruit. Un bref rappel du contexte réglementaire a aussi permis d'analyser des opérations réalisées dans le cadre d'un rattrapage ' points noir bruit ' ou lors d'une construction de voirie nouvelle.

Résultats

La présente étude a ainsi eu pour objectif, d'évaluer le coût intrinsèque de différents moyens de protection acoustique, par rapport à leur efficacité. Différentes difficultés ont été rencontrées. Evaluer le coût détaillé des produits ne semble pas réalisable. Par ailleurs, l'intérêt de séparer ce coût produit du coût de la réalisation n'est en fin de compte qu'assez limité. En ce qui concerne le coût des ouvrages, les niveaux sonores initiaux et finaux en façade des habitations et le nombre de logements protégés, des données existent dans les études acoustiques commandées par les DDE notamment. Cependant, ces valeurs ne sont pas toujours facilement accessibles. Le classement des dossiers et la disponibilité des personnes ayant participé au projet sont déterminants. L'hétérogénéité des données pouvant être recueillies est un facteur important de faisabilité de l'étude. Elle entraîne la définition du calcul du coût efficacité. Afin de garder une cohérence entre tous les résultats, il faut, en effet, mettre en place une méthodologie de calcul en fonction des valeurs mises à disposition. Il sera ainsi décidé de calculer un coût efficacité 'grossier' ou 'plus évolué'. Ces deux coûts peuvent, de plus, évaluer l'efficacité des protections en fonction d'un objectif réglementaire, et donc ne prendre en compte que les personnes soumises à des niveaux dépassant ce seuil, ou bien comptabiliser toutes les personnes bénéficiant d'un gain en dB. Les différents exemples étudiés ont permis de déterminer des fourchettes de ce coût efficacité en fonction des moyens de protection utilisé. Elles vont de la méthode la plus avantageuse : l'isolement de façade (ou bien sûr le merlon qui peut être réalisé à un coût négligeable) à la plus coûteuse : la couverture totale.

Contacts

  • Nom/Titre : Benoît DULAU
  • Organisme : CETE de l'Est
  • Adresse : 11 rue Jean Mentelin, BP 9 67035 Strasbourg
  • Email : catherine.serve@equipement.gouv.fr