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Monétarisation des nuisances sonores routières et ferroviaires

ETUDE

L’objectif de cette recherche est l’évaluation des bénéfices de la réduction du bruit de la circulation automobile et du trafic ferroviaire dans des situations stables d’exposition (communes du Val-de-Marne) et modifiées (suite à la mise en place d’un écran acoustique à Nanterre).

Année d'élaboration :

2001

Méthodologie

Deux méthodes de valorisation ont été appliquées dans une perspective interdisciplinaire : la méthode d'évaluation contingente qui permet d'évaluer directement des consentements à payer pour une amélioration de l'environnement sonore (réduction de la gêne ressentie), la méthode des prix hédonistes qui permet, à travers les comportements observés sur le marché immobilier, de révéler les préférences individuelles vis-à-vis de la qualité de l'environnement sonore et d'en déduire ensuite des consentements à payer pour une amélioration de cet environnement.

Résultats

Bruit dans le Val de Marne L'enquête par questionnaire auprès de 864 personnes, conjuguée à une vague d'entretiens exploratoires (28), puis couplée à une campagne de mesures des niveaux d'exposition au bruit a permis d'évaluer les consentements à payer moyens par ménage pour une suppression de la gêne due au bruit, soit dans le cas du bruit routier en moyenne 54,73 F par mois et dans le cas du bruit ferroviaire 63,18 F. Le coût annuel (année 2000) de la personne gênée par le bruit routier est de l'ordre de 718 F. La gêne est apparue comme la variable explicative la plus importante des consentements à payer. L'analyse des prix immobiliers s'est avérée bien plus difficile à mener. Le modèle explicatif des prix de location élaboré dans cette étude n'a pas permis de valider une influence significative des niveaux d'exposition au bruit. De ce fait, les résultats obtenus ne peuvent être considérés comme définitifs. Il n'a donc pas été possible d'en déduire des consentements à payer. Et la comparaison entre les résultats fournis par cette méthode et ceux fournis par la méthode d'évaluation contingente n'a pas été rendue possible. Bénéfices dus à l'écran acoustique à Nanterre La première et principale difficulté rencontrée pour monétariser les bénéfices retirés de l'écran mis en place à Nanterre a été le choix de la méthode de valorisation. Compte tenu du contexte (écran déjà réalisé), le recueil de consentements à payer pour une réduction de la gêne n'était pas pertinent. Dès lors, il a tout d'abord été envisagé de recourir à l'indicateur de consentement à accepter rétrospectif, c'est-à-dire la somme que les riverains auraient souhaité obtenir si l'écran n'avait pas pu être construit (application du principe de compensation). Mais, dans le cadre d'une phase exploratoire (11 entretiens), ce principe a été rejeté par les riverains pour une raison principale : la construction du mur montre que des actions publiques sont réalisables pour réduire le désagrément des riverains. Aussi, la procédure retenue a-t-elle été de réaliser une enquête portant uniquement sur la gêne et son évolution depuis la mise en place de l'écran. Dans la mesure où la gêne est le premier paramètre explicatif des consentements à payer déclarés, nous avons ensuite transféré les consentements à payer d'un site ferroviaire du département du Val-de-Marne pour valoriser les bénéfices individuels retirés de la mise en place de l'écran. Ainsi, le bénéfice monétarisé retiré de la mise en place de l'écran antibruit sur le site de Nanterre a été estimé, pour 250 ménages, à 100 000 F pour l'année 2000.

Contacts

  • Nom/Titre : Jacques LAMBERT
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