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Recherche documentaire sur la monétarisation de certains effets externes des transports en milieu urbain : effets de coupure, effets sur l’affectation des espaces publics, effets sur les paysages

ETUDE

La recherche vise à décrire aussi complètement que possible ’l’état de l’art’ concernant la monétarisation de ces trois types d’effets externes des transports en milieu urbain.

Année d'élaboration :

1999

Méthodologie

La recherche documentaire a combiné l'utilisation des banques de données informatisées et la lecture raisonnée des références bibliographiques des travaux mis à jour. L'analyse des documents recensés a porté sur la pertinence des propos, la rigueur de la méthode et la validité des résultats.

Résultats

Effets de coupure Ils sont de trois types : 1/ délais de traversée augmentés, parcours allongés, risques accrus. 2/ diminution des relations de voisinage. 3/ fonctionnalisation de l'espace et perte de lisibilité du territoire. Les publics concernés sont les piétons et surtout les cyclistes à cause des nombreuses voiries très chargées devenues impraticables, à tel point qu'ils ont pratiquement disparu. Le coût des effets de coupure est de 0,06 % du PIB selon une évaluation contingente suisse et de 0,02 % selon une évaluation allemande de la perte de temps des piétons. En fait, une évaluation fondée sur l'économie liée au transfert modal ou une évaluation plus complète du coût des dommages aboutiraient à des évaluations d'au moins 0,3 % du PIB. Effets sur l'affectation des espaces publics Depuis les travaux de Marchand (1977), il est possible de mesurer la consommation globale d'espaces publics par les différents modes : stationnement et circulation, grâce à une nouvelle unité de mesure : le mètre carré x heure. Une approche des déplacements fondée sur ce concept permettrait d'évaluer plus facilement l'impact de nombreuses politiques de stationnement et de circulation. Un travail récent estime la consommation d'espace de circulation par véhicule x km pour les automobiles en journée à 6 m2 x h. Le coût du m2 x h est équivalent qu'il s'agisse du stationnement sur voirie ou de la création de m2 d'espaces nouveaux pour le transport. Aujourd'hui, le STP l'estime à 0,232 F à Paris, 0,116 F en première couronne et 0,046 F en deuxième couronne, soit 1,4 % du PIB régional. Effets sur les paysages La beauté, la qualité, l'esthétique d'un paysage urbain sont des notions très subjectives. Les transports modifient le paysage urbain selon quatre modalités principales : 1/ l'intrusion visuelle des infrastructures. 2/ la réduction de la rue à sa fonction de circulation et stationnement avec encombrement du champ visuel et de l'espace par les véhicules motorisés. 3/ la dégradation des entrées de ville par l'urbanisation anarchique et une débauche de panneaux publicitaires. 4/ la dégradation des façades des bâtiments exposées au trafic et à la pollution. Le coût de la dégradation du paysage urbain n'a été abordé qu'à travers une évaluation suisse de la dégradation du bâti, par la fréquence différentielle de restauration pour les bâtiments courants et par une méthode d'évaluation contingente pour les atteintes aux édifices historiques.

Contacts

  • Nom/Titre : Frédéric HERAN
  • Organisme : IFRESI-CNRS
  • Adresse : 2 rue des Canonniers 59800 LILLE
  • Email : heran@noos.fr

Document(s) disponible(s)

106-S98MT45.pdf - 1 octets