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La politique de stationnement ou l’interconnexion nécessaire de ses différents leviers en relation entre politiques de déplacements et fonctionnement urbain

L’exemple de Marseille

ETUDE

Le stationnement est reconnu comme un levier indispensable de politique urbaine en matière de transport. C’est en effet le fait d’avoir ou non une place réservée qui détermine le choix modal de l’usager. De plus, une voiture est garée 95% du temps en moyenne.

Le cas de Marseille est assez complexe. L’hypercentre offre aux visiteurs et pendulaires une capacité de parking importante, sans pour autant privilégier les résidents. Cela peut s’expliquer en partie par le manque de solutions alternatives offertes aux usagers désirant se rendre au centre ville : déficit d’offre en Transports en Commun en Site Propre (T.C.S.P.), et manque de parcs relais sur les T.C.S.P. existants. De plus, certains quartiers de la ville se retrouvent en forte pression de stationnement le jour, et d’autres la nuit.

Deux politiques menées en parallèle sont supposées résoudre les problèmes :

  • l’augmentation du nombre de places payantes sur voirie ;
  • la construction de dizaines de milliers de places en ouvrage.

L’augmentation subite de l’offre en centre ville, synonyme de réponse à court terme, entraîne des conséquences néfastes sur la pertinence des futures politiques de transport. L’enseignement de l’histoire de la ville met d’ailleurs en lumière ce leitmotiv : la majorité des actions de stationnement manquent de vision à long terme, et sont cloisonnées par des contrats avec les délégataires sur des dizaines d’années. La puissance publique finance des places publiques, sans pour autant avoir une influence sur ses parkings...

Cette perte d’influence, devenu un problème juridique pose de nombreux problèmes :

  • Pas de vases communicants entre voirie soumise à une très forte pression et ouvrage présentant une offre abondante ;
  • une montée en flèche de l’insatisfaction des résidents (casse d’horodateurs, manifestations) ;
  • un stationnement anarchique de jour comme de nuit, sans solution accordée par les pouvoirs publics.

Ce travail présente sept propositions, issues des sept leviers du stationnement définis par le Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports et l’Urbanisme (C.E.R.T.U.).

Année d'élaboration :

2008

Origine (géographique, historique, économique, sociale…) :

Mémoire soutenu en mai 2008 à l'Insitut d'urbanisme et d'Aménagement Régional de l'Université Paul Cézanne

Méthodologie

Sommaire :

  • I. Les politiques de stationnement au coeur des politiques de déplacement
  • II. Les interactions entre fonctions urbaines et stationnement
    • Conclusion de la seconde partie. La place du stationnement dans la ville du 21ème siècle : la philosophie du « tout voiture » remise en question
  • III. La politique du stationnement au sein des politiques de déplacements dans le centre ville de Marseille : une synergie manquée.

Contacts

  • Nom/Titre : Ludovic MARTIN
  • Email : http://www.ludovicmartin.eu/

Informations complémentaires

Articles présentant le projet (ou des projets similaires) :

Mémoire publié

* sur le site internet de l'Observatoire des Territoires et de la Métropolisation dans l'espace Méditerranéen (OTM) de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Provence-Alpes-Côte d’Azur (DREAL PACA) :

http://www.metropolisation-mediterranee.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=2367

* sur le site de Ludovic Martin :

Document(s) disponible(s)

4.1 Mo